Avant notre premier voyage à vélo, on pensait qu’il fallait être parfaitement préparés : le bon vélo, le bon matériel, le bon niveau physique. Avec le temps, on s’est rendu compte que le plus difficile, ce n’était pas de pédaler. C’était surtout d’oser partir.
Octobre 2020 – « Viens on voyage un mois en vélo. On part de Menton et on suit un itinéraire, qui s’appelle la Méditerranée à vélo ».
« Ok mais heu … j’ai pas le bon vélo, je ne suis pas assez entraînée, j’ai pas l’équipement, et si on casse un truc on y connaît rien en vélo nous et si et si…. »
Et pourtant, on est partis.
Dans cet article, tu trouveras l’inspiration et des conseils pour oser te lancer (enfin) dans un premier voyage à vélo !

Comment bien choisir son vélo ?
Parce qu’on imagine qu’il faut LE vélo parfait.
Un gravel.
Un vélo de voyage.
Un modèle ultra équipé.
En réalité, il te faut surtout un vélo dans lequel tu es suffisamment bien pour pédaler plusieurs heures.
Le reste vient après.
Le premier vélo avec lequel je suis partie, je l’avais acheté quelques jours avant le départ.
Sans l’essayer.
Parce que c’était le seul disponible à Paris.
Il est un peu trop grand.
Et pourtant, ça fait cinq ans que je roule avec.

La photo qui immortalise l’achat de mon gravel. En plein confinement. Sans savoir comment essayer le vélo. Juste en faisant deux petits tours du rond point.
🚲 Pas besoin du vélo parfait
Commence avec le vélo que tu as déjà. Si besoin, réduis simplement la longueur de tes étapes. Tu auras bien le temps, si le voyage à vélo te plaît, de t’intéresser aux pneus, à la transmission ou au cadre.
Même chose pour la selle : les premiers jours sont souvent un peu inconfortables, puis le corps s’habitue. Inutile d’investir dans une selle haut de gamme avant même d’avoir pédalé quelques jours.
Le plus important n’est pas le matériel. C’est de partir.
Voyager léger : le vrai essentiel en itinérance en vélo
Au début, on prend toujours trop.
“Au cas où.”
Puis on comprend vite qu’à vélo, chaque objet a un poids.
Et qu’on n’a pas besoin de tant de choses.
Le vrai essentiel, c’est souvent :
- quelques vêtements confortables
- de quoi dormir
- de quoi réparer une crevaison
- un vêtement de pluie
- de l’eau
🎒 Pas plus de 10kg
Personnellement, j’essaie de respecter une règle simple : pas plus de 10 kg de bagages.
Deux ou trois tenues pour rouler, une tenue “de ville”, des vêtements de pluie et plusieurs couches que je peux ajouter ou enlever selon la météo.
J’essaie aussi de choisir des vêtements polyvalents. Mes chaussures de trail me servent aussi bien sur le vélo qu’en randonnée ou pour visiter une ville. Ma veste coupe-vent me suit partout.
Et surtout, n’oublie pas une chose : tu pourras faire des lessives en route. Il est souvent plus agréable de laver un tee-shirt que de transporter trois kilos de vêtements “au cas où”.


Comment réserver ses logements en voyage à vélo ?
C’est souvent ce qui rassure le plus au début.
Savoir où on va arriver.
Et c’est très bien comme ça.
Tu peux réserver tes hébergements à l’avance.
Tout le voyage si tu veux.
Puis, avec le temps, tu laisseras peut-être plus de place à l’imprévu.
Ou pas.
Je lis souvent que les vraies aventures à vélo, c’est le bivouac sauvage, en tente avec tout son matériel de camping.
J’ai horreur de dormir en tente. Après une longue journée de vélo je préfère un lit en dur. Et c’est ok !
Chacun son aventure.


Deux jolies adresses sur la Vélomaritime :
Photo 1 : Notre logement coup de coeur à Cherbourg : Les Lilas – Chambre d’hôtes.
Photo 2 : Une jolie Tiny House dans la baie du mont Saint Michel
🏡 Vive les “Accueils Vélo”
Dès que possible, privilégie les hébergements Accueil Vélo. Ce label garantit un accueil adapté aux cyclistes : un endroit sécurisé pour ranger ton vélo, du matériel de réparation et des hôtes habitués à recevoir des voyageurs à deux roues.
Et souvent, ce sont aussi de belles rencontres avec des passionnés qui connaissent parfaitement la région.
Si un hébergement n’est pas labellisé, j’envoie toujours un petit message avant de réserver ou je regarde les avis pour vérifier qu’il est facile d’y stocker un vélo.
Comment choisir son itinéraire pour le premier voyage à vélo ?



Le plus rassurant pour commencer :
c’est de ne pas compliquer les choses.
Choisir un itinéraire balisé comme La Vélomaritime, La Loire à vélo etc.
Des étapes raisonnables.
Pas pour faire “moins aventurier”.
Juste pour avoir l’esprit libre.
🗺️ Itinéraires simples et éprouvés
Pour une première aventure, inutile de partir à l’improviste. Les grands sites d’itinéraires à vélo proposent des parcours déjà testés, avec les distances, le dénivelé et un niveau de difficulté (débutant, intermédiaire, confirmé). C’est un excellent moyen de choisir un itinéraire adapté à son niveau et d’éviter les mauvaises surprises.
Pour s’inspirer : La carte des itinéraires à vélo en France
Le meilleur conseil : Accepter de ne pas tout maîtriser à vélo
C’est probablement le vrai point de départ.
Parce qu’avant de partir, on croit qu’il faut :
- anticiper chaque problème
- savoir réparer un vélo comme un pro
- être prêts à tout
Mais le voyage à vélo, c’est surtout apprendre en faisant.
Tu vas :
- ajuster tes distances
- changer des choses
et … avoir des galères.
Ça fera partie du voyage à vélo.
Casser la transmission dès le premier jour de voyage ?
✔️ C’est nous.


A peine descendus du train.
clac.
On se regarde.
On ne dit rien.
On pense la même chose :
“C’est fini.”
Spoiler : non.
On a poussé le vélo.
On a cherché.
On a trouvé quelqu’un.
Et c’était réparé dans la journée.
Même pas de retard sur le planning.
Les freins qui lâchent en pleine descente en arrivant à Port en Bessin ?
✔️ Oui.
Et là, tu ne réfléchis pas trop.
Tu freines avec les pieds.
Tu cries.
Tu demandes aux gens de dégager.
Ce n’est pas élégant.
Mais ça fonctionne.
Bref, tu trouves des solutions.
Pas parfaites.
Mais suffisantes.
Rien ne se passe jamais exactement comme prévu.
Et ce n’est pas un problème.
C’est le voyage.
Le plus important, ce n’est pas le matériel.
C’est d’accepter de commencer simplement.
Pas parfaitement.
Pas avec la meilleure configuration.
Juste suffisamment pour partir.
Le reste, tu l’apprendras sur la route.
C’est d’accepter que tout ne soit pas parfait.
Que ça déraille un peu.
Que ça fatigue.
Que ça change.
Mais une fois que tu es dedans,
tu vivras une belle expérience. De celles dont on se souvient.
Alors franchement :
si on l’a fait,
pourquoi pas toi ?
Besoin de plus d’inspiration ?
